HISTOIRE VRAIS SUITES.
SANS TITRE
Quand elle eut frictionné sa filleule, peigné et natté ses cheveux, elle lui passa une robe de nuit si transparente que la jeune fille s’enfouit sous ses draps en voyant apparaître sur le seuil la longue silhouette de Mathieu Ravaux enveloppée de damas violet et tenant une tasse fumante .
Entrez donc, Mathieu, vous allez calmer cette petite fille, Je file chez mon frère.
Mathieu Ravaux, inventeur, guérisseur, médecine et locataire de Mme d’Arrien, acquiesça gravement et s’approcha du lit. Son visage maigre, profondément ridé, empreint d’une rayonnante bonté qui débordait de se prunelles d’un violet aussi vif que sa surprenante tenue d’intérieur, s’éclaira d’un sourire. Il posa la tasse sur le lit, chercha autour de lui, aperçut une écharpe, la tendit à florence.
Mets ça sur tes épaules et bois lentement.
Il attira un fauteuil prés du lit et s’y installa en croisant ses jambes immenses :
Après, tu me raconteras ton rêve.
Le petit lui jeta un regard reconnaissant.
Vous lisez toujours dans ma pensée, Monsieur Ravaux.
C’est mon métier ! Allons, bois, j’ai mis dans ton tilleul un peut de ma potion, tu dormiras comme un bébé tout à l’heure.
Elle avala une gorgée, fit la grimace.
C’est mauvais.
Tant pis.
Suites au page




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