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jeudi 5 janvier 2012

MA HISTOIRE



HISTOIRE VRAIS SUITES.
SANS TITRE
Mathieu n’insistait pas. Sur une chaise, la vieille Simone qui prenait toujours soin de son « petit » d’autrefois avait posé les membres articulés, et, dans le lit, il restait une épave incapable de se soustraire à l’assistance « d’autre », ces autres dont Hugues, ivre de liberté, s’était si bien passé pour mener à travers le monde sa carrière de reporter.
Sur la blancheur des oreillers se détachait son masque douloureux de Christ espagnol, visage anguleux souligné d’un collier de barbe, front surmonté d’une épaisse toison sombre, orbites profondes où s’embusquaient des prunelles de diamant noir guettant chez « les autre » la moindre lueur de pitié pour la repousser sans merci. Hugues plaisantait amèrement ses infirmités, ses maladresses, créant un sourd malais autour de lui et lassant la bonne volonté de ses anciens camarades, qui renonçaient à venir le voir, malgré leur désir de le distraire. 
Le mutilé prit une cigarette à l’eucalyptus sur sa table de chevet, l’alluma avec son briquet, en tira une longue bouffée. Malgré la fenêtre ouverte, la chambre était imprégnée de cette odeur évoquant la maladie.
Vous pouvez fumer votre sale tabac, dit le jeune homme, s’il n’obnubile pas votre clairvoyance.
Mathieu plongea la main dans la poche de sa robe de chambre et profita de la permission sans révéler cette nouvelle  insolence. Son cœur saignait pour le pauvre être qui sombrait chaque jour un peu plus dans la chaîne de tous et de lui-même. Il y eut un long silence. Ravaux  sentait que le jeune homme voulait le questionner sans savoir comment s’y prendre. Il se décida à parler le premier.
Suites de notre histoire pages suivant.

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