HISTOIRE VRAIS SUITES.
SANS TITRE
Il faut lui rendre le goût de la vie……. Ce n’est pas facile, mais nous y parviendrons. Maintenant, raconte-moi ton rêve, petit.
C’est un rêve qui revient de temps en temps, depuis le soir de mes treize ans. Treize… Un mauvais chiffre, M. Ravaux.
Il n’y a pas de mauvais chiffres, mais seulement de stupides superstitions.
C’est vous dit cela ?
Tu comprendras plus tard, quand tu auras vécu davantage. Je t’écoute ……
Eh bien, Jusque-là, mes parents se disputaient souvent, mais ce n’était pas tellement grave, ou peut-être ne me rendais-je pas bien compte… Parce que c’était mon anniversaire, ils s’étaient efforcés de me sourire et de se sourire toute la journée, mais l’orage couvait, pour je ne sais plus quels détails idiot, une serviette brûlée par la cigarette de mon père, un costume que a mère avait oublié de porter chez le teinturier, quelque chose comme cela. Une fois dans ma chambre, la scène a éclaté de l’autre côté de la cloison. Ils se sont injuriés, se reprochant des choses affreuses…. A demi morte de peur et de chagrin, je ne me suis endormie que vers le matin. Je serrais contre moi ma poupée, mon amie, ma consolatrice, ma fille….. Puis, tout à coup, j’ai entendu une voix prononcer distinctement à mon oreille : « La poupée est mort ! »
Je me suis éveillée en sursaut, j’ai allumé… Ma poupée était toujours à côté de moi, mais elle avait cessé d’être mon amie, ma consolatrice, ma fille…..
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