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samedi 21 janvier 2012

MA HISTOIRE


HISTOIRE VRAIS SUITES.
SANS TITRE
Mme d’Arrien a un mérite infini, dit doucement Mathieu.
Mal mariée a Maxime d’Arrien, garçon infatué de sa personne, joueur et buveur, qui avait disparu en 1940 à Dunkerque, Josiane tout en portant un deuil décent, ne s’était attardée à des regrets injustifiés.
Elle s’était mise en devoir de gagner sa vie, d’abord au ministère du Ravitaillement, dont son titre de veuve de guerre lui avait  ouvert les portes, puis, dès que les éditeurs eurent repris leur activité, en publiant des romans policiers pour lesquels elle était indiscutablement douée . Son frère ne l’avait pas quittée depuis la mort de leurs parents ; même durant la période active de sa vie, il conservait un pied-à-terre rue d’Assas. Malgré son accident, il n’était pas à la charge de Josiane, grâce à sa pension d’invalide du travail, aux dommages et intérêts qu’il avait obtenus de son « écraseur » et a ce qu’il gagnait avec sa plume. Mais son état de santé et son caractère de plus en plus hargneux étaient pour la jeune femme une source perpétuelle de souci et d’énervement.
Je sais, répondit Hugues à mi-voix, je sais…. Je voudrais qu’elle se remarie….
Je le souhaite aussi, répondit  Mathieu d’un ton neutre.
Je crois que je vais dormir, reprit le jeune homme en bâillant.
Voulez-vous boire ?
Un verre d’eau, volontiers… Merci, mon vieux.
Mathieu sourit ; enfin un peu de détente… cela durerait-il ?
Suites de notre histoire pages suivant.

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