HISTOIRE VRAIS SUITES.
SANS TITRE
Mathieu s’inquiétait de ce maximum, qui creusait le petit visage et mettait souvent une lueur fiévreuse au fond des yeux trop grand, Florence tapait les manuscrit de Josiane d’Arrien, auteur de romans policiers publiés à une cadence accélérée dans plusieurs collections sous plusieurs pseudonymes. Valentine Montaison avait un camarade de lycée attaché à la police qui fournissait d’innombrables points de départ aux intrigues habilles bâties par Josiane. A eux deux, ils composaient un texte riche en suspenses et tenant les lecteurs le cœur battant jusqu’à la dernière ligne. Josiane dictait une première version à Valentin, qui tapait frénétiquement de deux doigts sur une Under Wood dont la résistance n’était plus à prouver, puis le jeune homme corrigeait, raturait, passait les papiers à Florence, et s’attaquait à son doctorat an droit pour s’assurer une situation qui lui permettrait d’échapper à la tyrannique patronne, après lui avoir fourni un remplaçant ; mais il cachait avec soin ses projets que seul Mathieu avait devinés. Pour l’instant, en échange de sa collaboration, il bénéficierait du vivre et du couvert que son père, gendarme en retraite nanti de six autres enfants, n’était pas en mesure de lui assurer à paris.
Suites au page




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